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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

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La caverne aux Mille Visages
Professeure
Auror
Photographe
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 24/08/2024 à 16:18:03

Le silence, presque tangible, enveloppait le salon des invités. Hellia, immobile, observait Kenia avec une attention particulière, guettant la moindre réaction. Elle se tenait prête, déterminée à répondre aux questions qui pourraient surgir, qu'elles viennent de sa propre fille ou de la sœur de Noah. Cette semaine, elle avait longuement réfléchi, pesant chaque décision passée. Elle regrettait profondément les choix qu'elle avait faits, mais elle savait qu'il n'y avait plus de retour en arrière. Aujourd'hui, elle devait affronter la vérité, en toute transparence, envers tous ceux qui étaient impliqués.

Chaque seconde qui passait semblait étirer le silence, mais la Fourchelang n'était pas dupe; elle sentait que ce moment de calme n'était qu’un prélude. Elle se tenait droite, prête à assumer, à répondre avec une honnêteté nouvelle qu'elle avait décidé d'adopter. Les secrets, jadis enfouis, n'étaient plus une option. Elle savait que les vérités douloureuses demandaient du courage à celui qui les recevait, autant qu'à celui qui les offrait. Elle se prépara mentalement, son regard restant fixé sur Kenia, prête à accueillir ses pensées, ses questions, ou même son silence, avec la même attention bienveillante.

Enfin, la jeune fille répondit, affirmant qu’elle allait bien, mais l’instinct affûté de Hellia percevait une réponse automatique, presque mécanique. Ce n’était pas un mensonge, pas vraiment, mais plutôt une vérité superficielle, une réponse donnée par habitude, comme si tout devait toujours aller bien. Cette constatation la ramena à ses propres années d’adolescence, à ces moments où elle aussi prétendait aller bien alors que le tumulte grondait en elle. Elle offrit à Kenia un sourire doux, empreint de compréhension. Elle sentait qu’insister maintenant serait prématuré. Elles n’étaient pas encore assez proches pour que la sœur de Noah se sente en sécurité pour se confier et elle respectait cela, consciente que la confiance ne se construisait qu’avec le temps, doucement, un pas après l’autre.

Kenia poursuivit, évoquant l'absence d'une véritable vie de famille, et avant même qu'elle ne termine en affirmant que tout se passait bien avec Noah, Hellia avait déjà compris. La jeune fille parlait de ces années où les deux Katteridge avaient été séparés, de ce vide familial qui avait marqué son enfance. Elle hocha lentement la tête, son regard se faisant plus tendre. Elle comprenait, profondément. Ayant elle aussi grandi sans le cocon d’une famille unie, elle se retrouvait dans les mots de la jeune sœur de l’homme qu’elle aimait. Son cœur se serra devant cette reconnaissance muette.
Tu sais, Kenia, en acceptant ton frère dans ma vie, j’ai accepté tout ce qu’il est, tout ce qu’il apporte avec lui. Et toi, tu fais partie de lui. Peu importe nos âges, peu importe nos expériences, nous n’avons pas à nous conformer à ce qui est attendu. Nous pouvons être ce que nous voulons, construire ce que nous voulons. Je te promets d’être là pour toi, d’être ce dont tu auras besoin. Elle marqua une pause, cherchant ses mots, avant de poursuivre avec un sourire rassurant. Pour l’instant, nous sommes encore des inconnues l’une pour l’autre, c’est vrai. Mais avec le temps, j’espère que nous apprendrons à nous connaître, à nous faire confiance. Je suis prête à faire ce chemin avec toi.

La question de Kenia fit naître un sourire chez Hellia, même si le souvenir de cette soirée où tout avait basculé restait teinté d’amertume. Du moins, la première partie de la soirée. La suite avait été plus douce. Avant toute chose, Kenia, est-ce que tu pourrais me tutoyer ? dit-elle en souriant, cherchant à alléger l’atmosphère. Tu me fais sentir vieille en me vouvoyant. Son ton était léger, presque complice, un premier pas pour briser la distance entre elles. Quant à la réaction de ton frère… Elle marqua une pause, se remémorant la scène. Spectaculaire serait le mot juste. Nous étions sous un vieux kiosque, un vestige du passé qui avait résisté aux guerres, aux tempêtes, à tout… Sauf à la colère de Noah. Un sourire nostalgique effleura ses lèvres tandis qu’elle continuait, avec une légère ironie. Mais tu sais, quand nous avons quitté la forêt après l’orage, le kiosque était à nouveau debout, comme si de rien n'était. Une preuve de plus qu’après la pluie vient le beau temps.

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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 24/08/2024 à 18:18:17

Quelques éclats de cette nuit de Noël refaisaient surface, des fragments de souvenirs qu’elle avait toujours refusé d’effacer, malgré les efforts de sa mère pour les lui adoucir. Elle voulait se rappeler de cet homme pour ce qu’il avait vraiment été, même si maintenant elle savait que ce n’était pas son véritable père. Les images se précisaient dans son esprit, elle voyait cet inconnu s'effondrer sous une pluie de sorts brutaux et impitoyables. Chaque coup de baguette marquait sa chair, chaque éclat de lumière révélait un peu plus l’horreur. Elle se souvenait de ses yeux, d'abord animés par une terreur indicible, puis, peu à peu, se vidant de toute vie, jusqu’à devenir froids et vitreux, comme un miroir brisé qui ne refléterait plus jamais rien.

Elle ferma les yeux avec force, cherchant à chasser les images obsédantes qui lui nouaient la gorge, ces souvenirs qui surgissaient sans prévenir, ravivant des émotions qu’elle peinait à contenir. Lorsqu’elle les rouvrit, ses yeux se posèrent sur Noah, et elle remarqua la marque d’inquiétude creusée sur son front. Un étrange mélange de soulagement et de reconnaissance l’envahit. Le soulagement de ne pas être la fille de l’autre homme, celui qu’elle évitait comme la Dragoncelle, celui dont le simple nom suffisait à la glacer d’effroi. Mais aussi une gratitude sincère envers cet homme qu’elle apprenait à connaître, ce père qui, malgré tout, semblait déjà se soucier d’elle bien plus que l’autre ne l’avait jamais fait.

Les pièces du puzzle commençaient à s'assembler dans l’esprit de la jeune Serpentard. Tout prenait enfin sens. Elle comprenait pourquoi Adnan n’avait jamais eu la moindre considération pour elle, pourquoi elle n’avait jamais ressenti cette proximité naturelle, cette sécurité que l’on attend d’un père. Elle n’avait été, à ses yeux, qu’une simple clause dans un contrat, un élément d’une transaction dépourvue de chaleur humaine. Cette révélation lui offrait une clarté nouvelle et quelque chose qui s’apparentait à un certaine joie de ne pas être lié à cet être. Ce vide qu’elle avait toujours ressenti en sa présence n’était pas de sa faute ; il était le reflet d’un lien factice, imposé par des circonstances et non par l’amour.

La voix de Noah, chargée d’angoisse, la sortit de ses pensées sombres. Elle sentait qu'il se préoccupait sincèrement d’elle, et cette attention réchauffait son cœur, même si elle avait du mal à trouver les mots.
Non, il n’oserait pas. Pas tant que ma mère est là. répondit-elle avec conviction. Hellia était le seul rempart entre elle et Adnan, un bouclier qu’il ne pouvait franchir. Elle sait ce qu'il a fait et pourquoi je ne veux plus entendre parler de lui.

Elle se souvenait des nombreuses fois où, lorsqu'elle était enfant, Adnan venait au manoir St. James. À chaque visite, il sondait ses pensées, cherchant à découvrir ce qu'elle savait et si elle en avait parlé à quelqu'un. Ces intrusions dans son esprit étaient atrocement douloureuses, lui laissant de violentes migraines. Lorsque Hellia l'avait découvert, sa colère avait été telle qu'elle avait interdit à Adnan de s'approcher de Sixtine à l'avenir. Cet épisode avait marqué la jeune fille au point de la pousser à étudier l'Occlumancie, une discipline qu'elle avait choisie pour se protéger, pour être prête si jamais il tentait de s’immiscer de nouveau dans son esprit.

Il ne faut pas qu’il le soit. Murmura-t-elle, ses yeux brillant d’une inquiétude sincère. J’ai peur de ce qu’il pourrait faire à maman... Et à toi aussi. À nous tous, en fait. Sa voix tremblait légèrement, trahissant l’angoisse profonde qui lui étreignait le cœur. Elle ne connaissait pas encore Noah, son véritable père, et elle brûlait de l'envie de découvrir ce qu’était réellement avoir un père, d’expérimenter ce lien qu’elle avait toujours imaginé. Mais pour cela, il était impératif que l'autre ne découvre rien, qu'il ne puisse jamais interférer ou tout gâcher.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 26/08/2024 à 21:16:40 - Modifié : 26/08/2024 à 21:20:02



Une promesse de présence, de soutien. C’était touchant, ou du moins ça aurait pu l’être si le cœur de Kenia n’avait pas déjà été endurci par les épreuves de la vie. Les gestes qui autrefois l’auraient émue ne faisaient plus que frôler la surface de ses émotions. Pourtant, elle n’avait pas perdu le sens des convenances. Elle esquissa un sourire, un sourire qui, bien qu’un peu mécanique, pouvait aisément être interprété comme un remerciement sincère.

Hellia avait raison : pour l'instant, les deux jeunes femmes n’étaient encore que des étrangères l’une pour l’autre. Cette distance était palpable, et Kenia, qui n’aimait guère les situations inconfortables, espérait que cette phase d’incertitude ne durerait pas longtemps. Son quotidien en était déjà rempli à son goût, et elle préférait éviter d’en ajouter davantage.

Avec son ancienne famille d’accueil, Kenia s’était habituée au vouvoiement, un mode de communication formel qui lui avait permis de maintenir une certaine distance émotionnelle. Noah, son frère, semblait d’ailleurs s’en satisfaire pleinement. Il y avait toujours eu très peu de demi-mesures chez Kenia, un trait de caractère qui faisait d’elle une personne parfois difficile à cerner. Pourtant, face à Hellia, elle sentait qu’elle devrait s’adapter. Après tout, Hellia pourrait bien devenir sa belle-sœur, une pensée à la fois étrange et nouvelle pour elle. Désolée, murmura-t-elle d’une voix presque coupable, en réponse à l’inconfort d’Hellia, qui avait plaisanté sur le fait que le vouvoiement la faisait se sentir vieille. Certes, Hellia avait probablement le même âge que certains de ses professeurs, mais ce n’était pas le sujet.

Après la pluie vient le beau temps, répéta-t-elle doucement, plus pour elle-même que pour Hellia. Ces mots résonnaient en elle comme une promesse, une promesse que la vie avait, jusque-là, tenue. Noah était son beau temps, une lumière dans son existence. Et au fond, Kenia savait qu’Hellia avait raison. Elle espérait que cette lueur de réconfort s’étendrait également à Sixtine, qui n’avait pas semblé très heureuse plus tôt.

Alors qu’elle y pensait, Kenia réalisa qu’elle connaissait finalement peu de choses sur son frère, sur ce qu’il faisait vraiment de ses journées, sur la nature exacte de sa magie. Pourtant, d’une manière ou d’une autre, il ne l’avait jamais vraiment étonnée. Qu’il ait fait tomber un kiosque entier, par exemple, ne la perturbait pas outre mesure. C’était dans l’ordre des choses, dans la nature imprévisible de Noah. Comment il s’y était pris, c’était une autre question, mais cela importait peu à Kenia. Après tout, ce n’était qu’un détail de plus dans la vie énigmatique de son frère, un détail qui ne faisait que renforcer l’étrange normalité de leur quotidien.


Willy Hopkins ~ Golden Hour
Brian Parrish ~ Deux blaireaux en vadrouille
Six/Hellia St.James ~ La caverne aux Mille Visages
Camille Dubois ~ Magic comes with a price
Lawrence Holmes ~ La taille des arbres
Everest Howell ~ La pièce manquante



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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 26/08/2024 à 21:50:59



Ah, voilà une conversation qu’il pourrait avoir avec Hellia, pensa Noah. Il choisit de ne pas insister auprès de Sixtine, malgré l’énigme que sa phrase laissait planer. Il savait qu’elle ne détenait probablement qu’une partie des réponses, et il était évident que le sujet était sensible, un terrain qu’il préférait éviter d’explorer. Elle ne voulait plus entendre parler de lui, et Noah en comprenait la raison. Quand je serai là, tu n’auras pas à le craindre non plus. Ces mots, prononcés avec gravité, étaient une promesse, une vision d’un avenir où ils seraient ensemble, où il veillerait sur elle.

La terreur déformait les traits de Sixtine. Tant de mots semblaient prêts à franchir ses lèvres, mais il eut la sagesse de les retenir. Elle l’avait averti, c’était un geste de bienveillance de sa part. Il ne voyait pas l’utilité d’alourdir l’atmosphère avec plus de paroles sur ce sujet délicat. Un instant, Noah essaya de se mettre à la place de Sixtine. Ce devait être difficile à digérer, tout ce qui se passait en ce moment, tous ces sujets qui se chevauchaient, se télescopaient. C’était trop, beaucoup trop.

Dans tout cela, il réalisa qu’il ne s’était même pas interrogé sur ce que pouvait bien penser Kenia. Pire encore, il n’avait jamais vraiment pris le temps de la comprendre pleinement. Certes, il avait tenté de percer les moments où elle semblait particulièrement mal en point, essayant de deviner ce qui n’allait pas quand c’était flagrant. Il lui avait accordé un peu d’attention lorsqu’elle paraissait vaciller, mais jamais il n’avait cherché à sonder les profondeurs de son passé, à comprendre la source réelle de ses souffrances.

Voir la douleur dans les yeux de Sixtine lui fit l’effet d’une gifle. Cette vérité, jusqu’alors ignorée, le frappa de plein fouet : il avait failli en tant que frère, il avait laissé Kenia affronter ses démons seule, sans jamais chercher à comprendre. Cette prise de conscience était lourde à porter. Il devait la retrouver, lui parler, peut-être même commencer à combler ce fossé qui s’était creusé entre eux. Que pouvaient-elles bien se dire, Kenia et Hellia, dans le salon ? Trop de précipitation, il savait qu’en face d’elle le sujet devrait attendre.

Je vais rejoindre le salon, annonça-t-il doucement à Sixtine. Si tu as besoin de moi, je suis là. Tu pourras me rejoindre après, si tu veux. Avant de se détourner, il ajouta une dernière chose avec une attention particulière : Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à demander à Tic. Il sera dans les environs.

Noah se détourna alors, laissant Sixtine avec ses pensées, mais aussi avec la certitude qu’elle n’était pas seule. Tandis qu’il se dirigeait vers le salon, son esprit était déjà occupé par la conversation à venir, les mots qu’il n’avait pas encore trouvés mais qu’il savait devoir prononcer.

Il ouvrit la porte du salon de façon abrupte, se laissant envelopper un instant par sa chaleur qui contrastait à celle du cloître. Kenia il se rendit alors compte qu’elle ne semblait pas aller si mal que ça. Qu’est ce qu’il avait failli dans son rôle de grand frère ? En tant habituel il était plutôt quelqu’un de calme mais être le main caractère ne lui allait pas.



Les spectres du passé - Natacha Tchaïviev
Je t'avais manqué ? - Deliah Thompson
Magic comes with a price - Camille Dubois
L'école de la vie en noire - Amaryllis Clyfford
La caverne aux Mille Visages - Six/Hellia St.James
Un bien étrange jardin - Otto Crowford
Nos Ombres Dévoilées - Hellia St.James
Professeure
Auror
Photographe
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 28/08/2024 à 23:06:44 - Modifié : 28/08/2024 à 23:07:23

Hellia éprouvait une certaine difficulté à s'adresser à Kenia, une jeune fille silencieuse dont les rares réactions trahissaient un mur d’indifférence. Pourtant, elle ne se laissait pas décourager, comprenant que la brusquer ne servirait à rien. Elle cherchait des mots adéquats et une approche délicate, consciente que chaque petite victoire dans cette conversation comptait. Mais malgré ses efforts, une partie de son esprit restait ailleurs, préoccupée par Sixtine et Noah, les deux êtres qu'elle aimait plus que tout.

Le temps passait, et son inquiétude grandissait. Sa fille était impulsive, parfois emportée par ses émotions, et la Fourchelang se demandait si l'adolescente saurait contenir sa colère face à Noah. L’idée que leur rencontre dégénère en reproches l’inquiétait. Elle espérait de tout cœur que l’adolescente ne fermerait pas la porte à son père, qu’elle ne l’accablerait pas de griefs injustes. Il n’était en rien responsable de la situation, et il ne méritait pas d’être traité avec hostilité. Elle savait que la vérité était douloureuse pour sa fille, mais elle espérait ardemment que Sixtine pourrait voir au-delà de sa colère, reconnaître en Noah l’homme bienveillant qu’il était. Car au fond, Hellia désirait que leur relation puisse s’épanouir, que sa fille trouve en lui ce qu’elle avait si longtemps cherché, sans le savoir, chez Adnan.

En attendant, Hellia essayait de rester présente pour Kenia, malgré son esprit tourmenté. Elle se promettait d’être là pour tous ceux qu’elle aimait, de les soutenir, même si cela signifiait jongler entre ces différentes peurs et préoccupations. Elle prit une profonde inspiration, refoulant ses propres angoisses pour se concentrer de nouveau sur la jeune fille, déterminée à ne pas laisser les ombres du passé assombrir le présent. Le silence qui régnait dans le salon des invités n'était pas oppressant, mais plutôt apaisant. La St.James appréciait ce moment de calme, qui lui offrait l'espace nécessaire pour réfléchir. L’adolescente était assise près d'elle, sa présence tranquille jouant un rôle apaisant. Peut-être que c'était en partie grâce à cette jeune fille qu’elle parvenait à résister à l'envie irrésistible de rejoindre Noah et Sixtine afin de s'assurer que tout allait bien.

Elle tourna la tête vers Kenia, un sourire taquin se dessinant sur ses lèvres. Elle sentait que l'atmosphère avait besoin d'une petite étincelle, quelque chose pour alléger la tension qui pesait dans l'air, même si c'était de manière subtile.
Dis-moi, commença-t-elle, une lueur malicieuse dans les yeux, tu crois que Sixtine va transformer ton frère en pot de peinture ? Elle marqua une pause théâtrale avant d’ajouter : J’imagine qu’il ferait un joli jaune, tu ne crois pas ? Il paraît que c’est la couleur de la joie. Elle espérait que cette petite plaisanterie, absurde et inattendue, réussirait à décrocher un sourire, voire un rire, à la jeune fille assise près d’elle. Parce qu’au fond, elle savait que l’humour, même maladroit, avait parfois le pouvoir de percer les murs les plus épais, ceux qui étaient faits de silence et de réflexion.

La porte du salon s'ouvrit soudainement et Noah apparut dans l’encadrement, indemne, sans la moindre trace d’un quelconque sortilège. Hellia retint son souffle un instant, son regard scrutant son visage à la recherche d'indices. Avait-il réussi à atteindre Sixtine ? Était-elle en sécurité ? L'air du Katteridge était calme, mais quelque chose dans ses yeux laissait deviner qu'il venait de vivre un moment intense. Il s'adressa à sa sœur, et Hellia profita de cet instant pour l'observer de plus près, essayant de percer le mystère des dernières minutes. Ses pensées s'entremêlaient, entre soulagement et inquiétude. Elle se leva doucement, adressant un sourire réconfortant à Kenia, une manière de lui signifier que tout allait bien, ou du moins, qu’elle espérait que c’était le cas.

Puis, elle tourna son attention vers celui qui faisait battre son cœur plus vite que de raison. Elle lut dans ses yeux quelque chose qu'elle n'était pas sûre de comprendre, mais elle savait qu'il y avait des choses qui devaient être dites entre lui et la jeune sorcière.
Je peux vous laisser seuls si vous voulez ? Elle ne voulait pas s’imposer, consciente que la fraternité entre Noah et Kenia pouvait nécessiter un moment de calme, loin des oreilles indiscrètes. Pourtant, au fond, elle avait envie de rester, de partager ce moment avec eux, de faire partie de cette famille qui se construisait, mais elle savait aussi quand il était temps de se retirer, ne serait-ce que temporairement.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 30/08/2024 à 09:57:53


D’une certaine manière, Hellia lui rappelait son frère, mais avec une touche d’humour plus affûtée et irrésistiblement plus drôle. La manière dont Hellia plaisantait apportait une légèreté que les échanges habituels avec son frère n’avaient pas toujours. Malheureusement, leur moment de complicité avait été interrompu par l’arrivée de Noah. Kenia souhaitait préserver l’ambiance détendue qui régnait avant son arrivée et avait pour objectif de ne pas laisser l’arrivée de son frère perturber l’atmosphère.

Avant que Noah ne puisse exprimer son inquiétude ou altérer l’humeur générale, Kenia se tourna vers Hellia avec un sourire, cherchant à maintenir un esprit enjoué. Apparemment pas, pas de pot de peinture pour aujourd’hui, ahah, dit-elle, espérant que sa remarque légère pourrait rappeler à Noah l'importance de garder une ambiance détendue.

Noah, quant à lui, semblait limité à des échanges simples, se contentant de répéter le prénom de Kenia, qu'elle connaissait déjà. Sa présence n’était pas réellement pesante, mais elle modifiait l’équilibre de la pièce. Kenia, tout en comprenant les préoccupations de Noah, préférait ne pas laisser son arrivée changer la dynamique. Pour être tout à fait transparente, elle souhaitait juste passer rapidement au-delà de cette partie un peu gênante liée aux nouveaux liens familiaux.

Non non, reste, dit-elle avec une certaine insistance, mais sans hostilité. Elle savait que son frère n’avait pas beaucoup plus à offrir en termes de conversation. S'il te plaît, ajouta-t-elle, adressant un regard significatif à Hellia pour lui faire comprendre que sa présence était souhaitée pour maintenir la légèreté de l’atmosphère.

Kenia, malgré sa nature généralement peu curieuse, ressentait une véritable inquiétude pour son amie, qui était aussi sa nièce. L’absence de Sixtine la préoccupait, et elle voulait s’assurer que tout allait bien. Noah, où est Sixtine ? Elle va bien ? demanda-t-elle, sa voix trahissant une inquiétude sincère.

Noah, bien que visiblement un peu mal à l’aise, chercha à apaiser la situation. Il détourna son regard vers Hellia avant de répondre, probablement pensant que cette dernière serait plus affectée par la situation. Elle va bien, expliqua-t-il avec calme. Elle devrait nous rejoindre bientôt. Elle a juste besoin de quelques instants pour digérer. Ses mots visaient à rassurer Kenia, et bien que l’incertitude persiste, la réponse de Noah était destinée à calmer ses préoccupations.

Comme si jusque-là, il n’en avait pas eu l'autorisation, il finit par prendre place sur le canapé, dos à la cheminée.


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Auror
Photographe
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 31/08/2024 à 01:27:01

Noah semblait ailleurs, presque mal à l’aise, et Hellia ne manqua pas de remarquer l’insistance de Kenia pour qu’elle reste avec eux dans le salon. Quelque chose pesait sur l’ambiance, mais la Fourchelang ne comptait pas laisser ce malaise persister. Se levant, elle lança un clin d'œil complice à Kenia. Je demandais justement à ta sœur si elle pensait que Sixtine avait pu te transformer en pot de peinture. Je t’imagine bien en jaune vif. Ça t’irait comme un gant. Elle ponctua sa remarque d’un sourire malicieux, faisant mention de son ancienne maison à Poudlard et des talents de sa fille pour la peinture, espérant ainsi percer la réserve de l’homme qu’elle aimait avec une touche d’humour.

La Fourchelang ressentait une profonde gratitude envers Kenia pour son souci sincère et attentif à l’égard de Sixtine. Les paroles réconfortantes de Noah, empreintes de douceur et d’assurance, avaient apaisé ses inquiétudes pour sa fille. Elle laissa échapper un soupir discret, conscient qu'une conversation importante avec Sixtine était inévitable, mais qu'elle devait attendre le moment où sa fille serait prête.

Elle s’approcha doucement du canapé où Noah était installé. D’un geste tendre, elle posa une main légère sur son épaule, le contact vibrant de gratitude.
Merci infiniment. Murmura-t-elle, sa voix pleine de reconnaissance. Elle n’exprimait pas seulement sa gratitude pour avoir su gérer cette situation délicate avec une maîtrise qui lui échappait parfois, mais aussi pour la manière dont il accueillait Sixtine dans sa vie, malgré les années de silence et de secrets. Il n’était pas nécessaire de dire plus. Son regard parlait pour elle, plein de cette reconnaissance muette qu’elle éprouvait pour cet homme qui, sans hésitation, s’était jeté dans une relation complexe, et qui acceptait leur fille avec une bienveillance qu’elle avait redouté de ne jamais trouver.

C’était à son tour maintenant d’offrir son soutien à Noah. Cherchant à alléger l'atmosphère, elle leva les yeux au ciel avec une petite moue amusée.
Les hommes... Murmura-t-elle avec un soupir feint, essayant de faire sourire la jeune fille. Elle tapota délicatement l'épaule de Noah avec une douceur réconfortante. Souviens-toi de ce que je t’ai dit le soir où tu m’as confié Kenia pour ton voyage. Dit-elle avec une voix pleine de tendresse, chaque mot soigneusement pesé. L’important, c’est d’être là. Ouvre ton cœur à Kenia, et elle t’ouvrira le sien. Ses paroles étaient empreintes d’une sagesse tranquille, souhaitant rappeler à son petit-ami que parfois, les véritables liens se forgeaient dans la simplicité des gestes et des intentions. Elle espérait que ces mots résonnaient en lui, apportant réconfort et clarté alors qu'il cherchait la meilleure façon d'aborder sa sœur.

C’était là le véritable secret, ne plus laisser place aux secrets. Se dire ce que l’on avait sur le cœur, sans réserve ni détour. Les secrets, comme des fissures invisibles, déchiraient les liens les plus solides, et elle avait appris cette leçon de manière douloureuse. Elle en avait gravé la vérité dans son âme, consciente que chaque mot non dit était une pierre ajoutée au mur de séparation. Elle voulait que cette famille, leur famille, ne paie plus le prix des silences et des non-dits. Les secrets, désormais, n’auraient plus leur place dans leur vie. Elle voulait que chaque vérité, aussi dure soit-elle, soit confrontée avec transparence. Ainsi, elle espérait construire avec Noah, pierre par pierre, un foyer où l'amour et la confiance régneraient sans l'ombre des mystères passés.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 01/09/2024 à 12:27:59



La jeune fille échangea quelques éclats de rire avec Hellia avant de se lever. L'atmosphère entre les deux adultes ne nécessitait plus sa présence. Après tout, cela faisait déjà plusieurs dizaines de minutes que Sixtine s'était éclipsée, et elle jugea sage de partir à sa recherche. Pour Noah et Hellia, cette rencontre n'était qu'un simple jeu de rôles, un rendez-vous banal entre enfants. Mais elle n'avait pas oublié la véritable raison pour laquelle Sixtine était venue aujourd'hui. Je vous laisse je vais retrouver Sixtine

Consciente que son frère pourrait se poser des questions sur son état, elle s'approcha de lui avant de quitter la salle. D'un geste tendre, elle lui déposa un petit baiser sur la joue, puis lança une plaisanterie à Hellia avant de partir rapidement, le cœur encore en proie à une timide hésitation : Ne sois pas jalouse, je te le laisse maintenant, ahah !

Sans jeter un regard en arrière, elle s'éclipsa du salon. Une fois la porte refermée, elle hésita un instant : où pouvait donc être passée Sixtine ? Peut-être Noah l'avait-il conduite à l'autre salon ? En chemin, elle croisa Tac, qui lui indiqua que son amie se trouvait en fait au cloître. Elle ajusta alors sa direction vers cet endroit, apercevant bientôt sa nièce au loin.

Kenia préféra ne pas se manifester, désireuse de préserver l'intimité de Sixtine. Elle s'approcha doucement, s'installant à ses côtés sans prononcer un mot. Comprenant qu'elle pouvait avoir besoin de silence, voire de solitude, elle déposa sa tête sur son épaule dans un geste de réconfort silencieux. Tu veux rester seule, ou puis-je rester ici avec toi ? murmura-t-elle doucement.


Willy Hopkins ~ Golden Hour
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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 02/09/2024 à 16:43:59

Dans le cloître silencieux où elle s'était réfugiée, Sixtine laissait ses pensées tourbillonner autour des révélations qu'elle venait de découvrir. Les raisons de sa colère, elle les connaissait bien, et elles allaient bien au-delà de la simple nouvelle qui aurait pu ébranler n'importe qui. Ce n'était pas tant la vérité elle-même qui la bouleversait, mais plutôt le mensonge qui l'avait précédée, cette trahison déguisée sous les traits de l’amour maternel. Elle avait toujours cru que leur relation était sincère, pure de toute ombre. Mais maintenant, elle lui semblait faussée. La douleur qui étreignait son cœur venait de la rupture de ce lien de confiance, de cette découverte que sa mère, celle en qui elle croyait aveuglément, avait pu lui mentir des années durant.

Lorsque Kenia la rejoignit, s'installant à ses côtés et posant sa tête contre son épaule, la sixième année sentit un réconfort immédiat. La chaleur du geste, simple mais plein de douceur, apaisait légèrement la tempête qui grondait en elle. En réponse, elle inclina doucement sa tête contre celle de la jeune blairelle, trouvant dans ce contact une source de calme qu'elle n'avait pas su trouver seule.
Reste avec moi. Murmura-t-elle, sa voix trahissant une vulnérabilité qu’elle s'efforçait d’ordinaire de dissimuler. La présence de son amie lui était précieuse, un ancrage dans un océan de doutes. C’est alors, en percevant pleinement la solidité de ce lien, que la réalité frappa l’adolescente, comme une lumière douce perçant à travers les nuages. Je viens de réaliser que tu es ma tante. C'est tellement étrange. Elle esquissa un sourire, un mélange de perplexité et de reconnaissance se dessinant sur ses traits. Cette nouvelle réalité, aussi inattendue soit-elle, lui semblait à la fois bizarre et réconfortante. Kenia se révélait maintenant être encore plus proche d’elle, un membre de cette famille qui se redéfinissait depuis que la vérité avait été dévoilée.

Le regard perdu dans le vide, elle laissa échapper un léger rire.
Tu n'as pas intérêt à être le genre de tante qui pince les joues. Sinon je risque de me venger en te faisant des chatouilles. Les mots, légers et taquins, flottaient dans l'air, apportant avec eux une brise de répit au milieu de ses pensées tourmentées. Ce simple échange la faisait se sentir mieux, comme si chaque rire allégeait un peu le poids sur ses épaules. Elle réalisa alors qu’au cœur de cette situation complexe, quelque chose de positif émergeait, presque à son insu. L’arrivée de Kenia et de Noah dans sa vie, bien que déstabilisante, apportait avec elle une lueur d’espoir. Kenia, déjà proche d’elle, était une présence réconfortante et naturelle, quelqu'un à qui il était facile d'ouvrir la porte. Pour Noah, ce serait un chemin plus long, un processus qui demanderait du temps. Mais, après tout, le temps avait cette manière étrange de guérir, de rapprocher, et de construire des liens là où l’on ne s’y attendait pas.

Soudain la véritable raison de sa venue au Manoir Katteridge, se rappela à sa mémoire. Elle devait tenter d’aider Kenia grâce à la légilimancie. Elle se redressa légèrement, posant un regard complice sur sa nouvelle tante.
Je n’ai pas oublié pourquoi je suis ici, tu sais. Cette nouvelle ne va pas nous en empêcher.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 05/09/2024 à 22:25:59



Au fond d’elle, Kenia ressentait un soulagement discret. Sixtine avait accueilli sa présence et son réconfort, une acceptation bien plus douce que si elle avait réclamé la solitude. Être capable d’apaiser son amie lui offrait une sérénité silencieuse, presque imperceptible, mais précieuse.

L’atmosphère était calme, mais chargée de nuances, un entrelacement d’émotions où se mêlaient la confusion et la tendresse. Alors, lorsque Sixtine parvint à la même révélation que Kenia avait eue quelques instants plus tôt, un sourire fugace et indéfinissable effleura les lèvres de la jeune blairelle. Ouais, laissa-t-elle échapper dans un soupir, ni joyeux ni triste. Elle n’avait pas encore su démêler ce qu’elle ressentait vraiment. C’était indéniablement étrange. Kenia, simple élève de troisième année, découvrait que Sixtine, trois ans plus âgée, n’était pas qu’une amie, mais sa nièce. Pourtant, une certitude persistait : les liens familiaux étaient sacrés. Comme une promesse silencieuse, ils signifiaient que jamais elles ne se laisseraient tomber.

À 13 ans, nos codes sociaux sont encore en construction, mais assez affinés pour reconnaître que rire sincèrement quand tout va mal est un signe encourageant. Et lorsque Sixtine éclata de rire, ce fut contagieux. Le rire de Kenia s’éleva aussi, brisant la tension avec une légèreté bienfaisante. Relevant la tête, elle croisa le regard de sa nièce, un sourire complice aux lèvres. Je ferais n’importe quoi pour éviter des chatouilles. Tu n’as rien à craindre de ta tante adorée. Trouver quelqu’un de plus chatouilleux que Kenia était comme chercher un trésor au pied de l’arc-en-ciel : un événement rare et précieux, tout comme ce moment partagé.

Inutile de se voiler la face, la venue de Sixtine était l'une des premières pensées qui avaient traversé l'esprit de Kenia après les révélations de son frère et de sa belle-sœur. Pourtant, elle refusait de précipiter les choses. Même si Sixtine était celle qui ramenait le sujet sur la table, Kenia tenait à la rassurer, avec douceur. Tu sais, si tu n'en as pas envie, on n'est absolument pas obligées de faire ça aujourd'hui.


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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 12/09/2024 à 15:16:44

Rire avec Kenia, était comme sentir un souffle léger balayer les tourments qui l'avaient envahie ces dernières minutes. Chaque éclat de rire semblait chasser un peu plus les ombres qui pesaient sur son cœur. Le sourire de sa tante en fit naître un encore plus grand sur les lèvres de Sixtine, ses yeux pétillant d'amusement. C'est comme ça que tu veux que je t'appelle, alors ? “Ma tante adorée” ? Demanda-t-elle en feignant une intense réflexion tout en adoptant une moue malicieuse. Puis, un éclat taquin illumina son visage alors qu'elle ajouta, dans un ton faussement pompeux. Pour moi, je veux bien que tu dises “ma nièce la plus belle”. Elle ponctua sa phrase d'un clin d'œil complice, savourant cette légèreté retrouvée, où l'insouciance d'un instant venait de leur offrir une échappatoire précieuse.

Elle qui avait souvent rêvé avoir un petit frère ou une petite sœur avec qui partager son quotidien, découvrait que le destin lui offrait une tante, une complice de cœur avec qui elle tissait des liens presque fraternels. Depuis leur première rencontre, quelque chose de spécial les unissait, une complicité naturelle, presque immédiate. Et plus elle y pensait, plus elle réalisait qu'elle ne pouvait que s'en réjouir. De plus, l'avenir semblait lui offrir un cadeau des plus précieux, la possibilité de tisser une relation avec son véritable père. Un homme dont elle ignorait presque tout, mais qui, à travers les mots de Kenia et les regards de sa mère, lui apparaissait comme quelqu'un qui tenait déjà à elle. Cette simple pensée l'apaisait, et elle se surprenait à sourire intérieurement. Ses pensées dérivèrent, l'entraînant à voir la situation sous un angle différent, avec plus de recul. Le positif éclipsait peu à peu le négatif, et elle se disait que peut-être, cette nouvelle vie qui s'annonçait, n’était finalement pas dramatique.

La Serpentard esquissa un sourire reconnaissant à l'attention de Kenia. Elle avait fait ce voyage jusqu'au Manoir Katteridge dans l'espoir d'aider sa tante grâce à la Legilimancie, mais elle devait admettre que ses propres émotions étaient encore trop tumultueuses pour qu'elle puisse réellement se concentrer sur une séance. Elle se demandait si la Blairelle pensait la même chose, mais dans le fond, elle se sentait soulagée de ne pas avoir à faire cela maintenant. Tu as raison. Nous avons le temps à présent de toute façon. Les mots qu'elle venait de prononcer étaient emplis de douceur, mais aussi d'une certaine vérité. Elles n'avaient plus besoin de précipiter les choses, elles pouvaient avancer à leur rythme, ensemble.

J'ai trouvé des jeux dans notre grenier et je les ai apportés ici. Ça te dit qu'on y joue un peu ? Elle marque une petite pause avant de poursuivre, les yeux pétillants d'excitation. Il y en a même un qui permet de communiquer avec les défunts. C'est une planche Ouija. Tu connais ? Elle ignorait si cette planche pouvait réellement entrer en contact avec les morts, elle pensait que seulement qu’il s’agissait d’un jeu avec lequel on pouvait s’amuser le soir d’Halloween, mais à présent c'était surtout l'occasion de partager un moment amusant avec sa tante et peut-être même de se faire un peu peur pour rire.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 13/09/2024 à 20:55:04



L’idée d’être appelée "tante" lui paraissait étrange, comme un rôle qui ne lui appartenait pas vraiment. Kenia préférait secrètement qu’on oublie ce titre, mais emportée par l’euphorie du moment, elle choisit d'en jouer, espérant que tout se ferait naturellement. Du moins, c’est ce qu’elle souhaitait. Plus il y a de compliments, mieux c’est, j’adore.

Son rire cristallin résonna encore dans le cloître, éclatant joyeusement à la mention des noms qu’elle pourrait adopter pour Sixtine. Ça me va ! Ce n'est pas comme si j'avais d'autres idées de toute façon... on en reparlera si jamais cela change un jour. En réalité, elle pensait déjà à l’idée qu’un jour, Sixtine ait peut-être un petit frère ou une petite sœur. Ce n’était pas si improbable, après tout. Cependant, Kenia était loin d’imaginer qu’elle portait déjà le titre de tante, ailleurs, pour un autre enfant. Est-ce que cela changeait vraiment les choses ? Probablement pas, elle s'en amusait, mais le compliment restait le même, même si le superlatif pouvait prêter à débat.

Il était compréhensible que la jeune Serpentard préfère repousser leur séance de légilimencie, mais Kenia ne put s’empêcher de ressentir une légère pointe de déception, bien qu’elle la dissimula habilement. Pour une fois, elle s’était sentie si proche de dévoiler quelque chose, mais une fois encore, cela devrait attendre.

Naturellement, son attention se détourna vers une nouvelle activité : une planche de ouija. Oh, Sixtine ! s’exclama-t-elle, les yeux brillants d’excitation. Elle ne croyait pas vraiment à ces choses, mais après tout, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Viens, on monte dans ma chambre pour essayer.

D’un bond, elle se leva du rebord du cloître, prête à explorer cette nouvelle aventure, et attendit que Sixtine la rejoigne. Ensemble, elles montèrent les escaliers, leurs pas feutrés résonnant sur la moquette élégante qui recouvrait les marches.

Leur marche les mena jusqu’à la porte de la chambre de Kenia. Elle posa une main sur la poignée, puis se tourna vers Sixtine avec un sourire en coin. Je te préviens, c’est beaucoup moins spectaculaire que la tienne. En effet, la pièce était d’une simplicité désarmante. Un lit simple trônait au centre, recouvert d’une couette blanche immaculée. Une armoire en bois brun foncé, une table de chevet sobre… la chambre était presque impersonnelle, comme un espace en attente d’une âme à découvrir. Avec tous ses alters, il aurait été impossible de décorer quoi que ce soit de manière permanente de toute façon. Même sans cela, on ne pouvait pas dire que la décoration était le domaine de prédilection de son frère.

Fais comme chez toi, dit-elle en s'installant sur le sol, son enthousiasme toujours intact. Elle invita son amie à en faire de même. Pose la planche au milieu, si tu veux.


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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 15/09/2024 à 17:39:50

Sixtine suivait Kenia dans les longs couloirs du manoir Katteridge, jetant des regards discrets autour d’elle, encore légèrement intimidée par l’endroit. Ce manoir était bien plus qu’un simple lieu de résidence. C’était aussi la demeure de ce père qu’elle connaissait à peine. Chaque pas résonnait doucement sur les pierres du sol, rappelant le poids des générations passées. Elle aurait aimé poser mille questions sur cette maison, sur ses ancêtres, mais une autre occasion viendrait. Pour l’instant, elle se laissait simplement porter par le moment.

Sa tante, fidèle à elle-même, l’emmena rapidement vers sa chambre, la prévenant d’avance qu’elle était loin d’avoir la touche personnelle que la Serpentard pourrait imaginer. Lorsqu’elles franchirent le seuil, elle balaya la pièce du regard. La chambre, bien que confortable, manquait effectivement de cette identité propre que l’on s'attendait à trouver chez une adolescente. Mais cela ne la surprit guère. Kenia n’avait que treize ans, et encore tant à découvrir sur elle-même. Elle sourit doucement, haussant les épaules d’un geste naturel.
L’essentiel, c’est que tu te sentes bien ici. Après tout, c’est ta chambre, et c’est à toi de lui donner vie à ta manière.

Alors que sa tante lui proposait de se mettre à l’aise, Sixtine aperçut ses bagages soigneusement déposés près du lit. Ils avaient sans doute été transportés par l’un des elfes de maison. Elle s’en approcha, fouilla un instant dans l’une de ses valises et en sortit une boîte couverte d’une fine couche de poussière. Un sourire d’excuse étira ses lèvres alors qu’elle la montrait à Kenia. Ce jeu était dans le grenier. Expliqua-t-elle en secouant légèrement la boîte. Il doit être plus vieux que nous deux réunies. Sous les yeux attentifs de sa tante, elle ouvrit délicatement la boîte et en sortit une planche de bois usée, gravée de lettres et de symboles mystérieux. Elle la posa doucement au centre de la pièce, prenant soin de ne pas déranger les objets alentour, puis s’assit en tailleur sur le sol. Avec une certaine solennité, elle plaça une petite goutte en bois sur la planche, un sourire joueur aux lèvres. De son autre main, elle agita la notice, faisant voler quelques grains de poussière.

Les règles sont simples, dit-elle en lisant la notice d’un ton légèrement théâtral. On doit toutes les deux poser un doigt sur ce... truc, et invoquer un esprit. Elle jeta un regard complice à Kenia. Apparemment, une bougie aide à attirer les esprits. Tu en as une, par hasard ? La sixième année ne croyait pas vraiment à ces histoires de communication avec l’au-delà, mais elle était du genre à respecter les consignes, surtout quand elles promettaient un peu d’amusement.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 15/09/2024 à 18:56:57



Kenia oscillait entre la peur et l'excitation, son cœur battant à l'idée d'invoquer les esprits. L'ombre du doute, bien que légère, suffisait à titiller son imagination et à intensifier son anticipation. Elle n'était pas vraiment persuadée que les esprits viendraient, mais le mystère de l'inconnu ajoutait une note d'envoûtement à l'expérience.

Elle savait précisément où dénicher des bougies. Bien qu'elle n'eût jamais pénétré dans la chambre de son frère sans y être invitée, elle se souvenait d’une ligne de bougies sur une étagère lorsqu’elle avait dû lui servir de guide pour se vêtir un soir où il lui semblait bien trop nerveux pour que ce soit naturelle. Autrement, il y avait une grande bougie dans le bureau, mais celui-ci était verrouillé, et un simple « Alohomora » ne suffirait pas à le déverrouiller.

N’ayant jamais été formellement interdite d’entrer dans la chambre de son frère, Kenia décida de se faire discrète. Je reviens vite, je vais chercher des bougies, ne bouge pas, dit-elle à Sixtine. Avec une chance inattendue, la porte de la chambre était entrouverte, comme si elle l’attendait. Les bougies étaient toujours à leur place. Kenia en prit deux et retourna vers Sixtine, posant les bougies près d’elle. « Tu sais comment les allumer ? »

Sixtine, en train de lire les règles de la planche Ouija avec une touche de solennité, hocha la tête en souriant. Kenia observa attentivement, puis se leva pour tirer les rideaux, créant une atmosphère mystérieuse dans la pièce. La lueur vacillante des bougies se reflétait sur les murs, amplifiant le mystère de l'instant.

Enfin, Kenia posa son doigt délicatement sur la petite goutte en bois, rejoignant Sixtine dans cette quête d'inconnu. Le silence se fit autour d’elles, à peine troublé par le crépitement des bougies. Leur souffle, léger et hésitant, sembla se fondre avec celui des ombres dansantes.

Le jeu pouvait commencer. Les lettres et les symboles de la planche Ouija, illuminés par la lumière des bougies, semblaient presque vibrer avec une énergie propre. Les deux amies posèrent leurs doigts sur le pointeur, leur cœur palpitant dans une danse silencieuse d'excitation et de mystère.

Leurs voix murmurèrent des questions dans l’obscurité, chaque mot suspendu dans l'air, cherchant à toucher l'invisible. La petite goutte en bois, comme un vaisseau fragile pour l'inconnu, se déplaça lentement sous leurs doigts, guidée par une force mystérieuse. Les yeux de Kenia s'agrandirent de surprise tandis que Sixtine, les lèvres légèrement pincées, suivait attentivement le mouvement.

La pièce semblait se resserrer autour d’elles, chaque ombre se faisant plus profonde, chaque bruit plus distant. L’instant était devenu une exploration captivante du mystère, et la magie de la soirée promettait d’être plus réelle qu’elles ne l’avaient imaginé.

La situation n’avait rien pour lui plaire mais il semblait qu’elle était déjà possédait sans pouvoir bouger pour elle même
~ Abigail ~

Mais qu'était-ce que ce tourbillon d'ombre et de danger ? Abigail se sentait prise au piège dans une spirale d'incompréhension et de peur. Elle ne reconnaissait plus rien dans cette pièce devenue un abîme de ténèbres. Le contrôle lui échappait, comme si une force invisible et impitoyable l'entraînait dans une danse macabre.

Les ombres dansaient sur les murs, leurs formes indistinctes se déformant en des figures sinistres qui semblaient murmurer des secrets obscurs. Chaque mouvement dans la pièce, chaque creux dans le silence, se transformait en un écho inquiétant. Les bougies, qui devaient apporter chaleur et clarté, étaient maintenant des flammes vacillantes qui jetaient des ombres effrayantes.

Abigail se retrouvait submergée par une sensation de désespoir croissant. Le mystère qui l'entourait semblait se densifier, comme une brume noire qui engloutit tout sur son passage. Les objets autour d’elle semblaient se mouvoir de manière autonome, les bruits devenaient déconcertants, et chaque geste pour restaurer l’ordre ne faisait qu’aggraver la situation.

Qui avait éteint la lumière, tiré les rideaux ? Qui l’avait placé à côté de deux bougies et d’une planche ouija ?

L’angoisse se transformait en une pression écrasante dans sa poitrine. Elle essayait désespérément de remettre de l’ordre, de comprendre ce qui se passait, mais ses efforts étaient vains. Chaque tentative pour rallumer la lumière ou rétablir un semblant de normalité était contrecarrée par une force qui semblait se délecter de son désespoir. Elle était figé là, à observer la pièce sans semblait pouvoir prendre possession de son corps


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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 15/09/2024 à 20:36:03

La lumière tamisée des bougies vacillait doucement dans la chambre assombrie de Kenia. Sixtine, assise en face de sa tante sur le sol, tenait du bout des doigts la goutte de bois, ses lèvres étirées en un sourire malicieux. L'atmosphère s'était quelque peu chargée d'une tension ludique, presque mystérieuse, malgré le rayon de soleil qui perçait encore à travers les rideaux. Esprit, es-tu là ? demanda-t-elle d'une voix faussement grave, les yeux pétillants d'amusement.

Elle n'y croyait pas une seconde et comptait bien s'amuser en déplaçant discrètement la goutte pour effrayer Kenia. Pourtant, à peine avait-elle formulé l’idée dans son esprit que le petit morceau de bois commença à bouger. Surprise, elle laissa échapper un léger rire, pensant que la Blairelle avait eu la même idée qu’elle. La goutte glissait lentement sur la planche, traçant un arc parfait jusqu’au "OUI" gravé en majuscules. Elle haussa un sourcil amusé.
Oh, tu fais bouger le truc, avoue !

Elle leva les yeux au ciel, un sourire au coin des lèvres, décidée à entrer dans le jeu de sa tante. Elle posa de nouveau son index sur la goutte, fixant la planche avec une lueur de malice dans les yeux. Quel est ton prénom ? demanda-t-elle d'une voix faussement grave. La goutte de bois, sous leurs doigts, se mit à bouger lentement, presque imperceptiblement, crissant sur la surface vieillie. Sixtine, concentrée, ne remarqua pas que la lumière de la pièce semblait faiblir, comme si les bougies vacillaient sous une ombre invisible. Toute son attention était focalisée sur les lettres qui se dessinaient une à une sous ses yeux : B… I… L… E…

Un éclat de rire s’échappa de la Serpentard. Bile ? Vraiment ? Elle leva les yeux vers Kenia, prête à se moquer gentiment, mais son rire s’étrangla dans sa gorge lorsqu’elle vit l’expression de sa tante. Kenia ne souriait pas. Au contraire, ses yeux étaient écarquillés, fixés sur la planche, comme si elle venait de comprendre quelque chose qui échappait totalement à sa nièce. L’air amusé de la jeune sorcière se transforma peu à peu en une moue inquiète. C’est toi qui fais bouger ce truc, hein ? demanda-t-elle, sa voix légèrement tremblante. Mais avant que Kenia ne puisse répondre, la goutte de bois se remit à bouger, cette fois sans qu’aucune des deux ne la touche. Le mouvement était fluide, précis, et s’arrêta net sur le mot gravé en lettres majuscules : "NON". Le cœur de la Serpentard manqua un battement, et son index, désormais détaché de la planche, se crispa légèrement. La chambre semblait s’être refermée sur elles, l’air devenant plus lourd, presque palpable.

Sixtine balaya la pièce du regard, son estomac se nouant en réalisant à quel point la chambre était plongée dans une obscurité presque surnaturelle. Le soleil, qui filtrait à peine auparavant, semblait avoir disparu, englouti par une force invisible. Seules les bougies jetaient une lumière vacillante, leur lueur tremblotante dessinant sur les murs des ombres déformées, presque vivantes, qui semblaient danser autour d'elles. L’atmosphère, soudain oppressante, pesait lourdement sur ses épaules, comme si la pièce tout entière était devenue trop petite, trop close. Elle pouvait entendre son propre cœur battre avec une force assourdissante, chaque pulsation résonnant dans la chambre, comme si les murs eux-mêmes amplifiaient le bruit de sa peur.

Un frisson glacé parcourut sa colonne vertébrale. La température avait chuté, l’air était devenu aussi froid que celui d’une nuit d’hiver. Sixtine croisa les bras autour de son corps, tentant vainement de se réchauffer, ses dents commençant à claquer légèrement. Elle se tourna vers la Blairelle, cherchant du réconfort dans son regard, mais avant même d’échanger un mot, un murmure rauque, venu de nulle part, résonna dans la pièce, glissant dans l’air comme une lame.
Vous vouliez jouer ?... Jouons. La voix, froide et terrifiante, semblait venir de partout et nulle part à la fois. La Vipère se figea, son sang se glaçant dans ses veines.

En une fraction de seconde, tout bascula. Le lit de Kenia s'éleva dans les airs, comme s'il était arraché au sol par une force invisible, défiant les lois de la gravité. Sixtine, pétrifiée, ouvrit grand les yeux, son souffle coupé par l'horreur. La réalité semblait se distordre sous leurs yeux, transformant cette chambre en un lieu de cauchemar. Sans réfléchir, elle bondit sur ses pieds et attrapa la main de sa tante, l’entraînant avec elle. Le souffle court, elles se dirigèrent vers la porte, mais lorsque la sixième année posa la main sur la poignée, une douleur fulgurante la traversa, comme si la poignée s’était transformée en métal brûlant. Elle recula vivement, un cri de douleur s’échappant de ses lèvres, tandis que sa main rougeoyante témoignait de la brûlure.

Derrière elles, les portes du dressing se mirent à claquer violemment, comme si une force invisible cherchait à en sortir. Chaque coup résonnait comme un coup de tonnerre dans la pièce, et l'idée qu'une présence maléfique tentait de s'échapper du placard. Les battements de son cœur s'accéléraient à mesure que l'angoisse montait. Sa main crispée autour de celle de Kenia, Sixtine leva sa baguette, son bras tremblant de peur. Sa rationalité, aussi fragile qu’un fil, tentait encore de trouver une explication à tout cela. Peut-être était-ce un tour de Kenia, une mauvaise plaisanterie poussée à l'extrême. Il fallait que ce soit ça, pensait-elle, désespérément accrochée à cette hypothèse. Mais la réalité s'imposait, cruelle et implacable.
Kenia, est-ce que c'est toi qui... Sa voix se brisa avant qu’elle ne termine sa question. Elle savait déjà que la réponse était non. Aucun sortilège ne pouvait provoquer un tel chaos sans se faire remarquer. Elle resserra sa prise sur la main de sa tante, cherchant un ancrage dans cette situation qui lui échappait.

Soudain, le lit retomba brusquement sur le sol dans un fracas assourdissant, faisant vibrer les fenêtres et trembler la porte. La pièce tout entière semblait s'effondrer autour d’elles, et Sixtine, fixait Kenia avec des yeux remplis de panique.
Qu'est-ce qu'on fait ? murmura-t-elle d'une voix tremblante, alors que l’obscurité semblait les envelopper de plus en plus, étouffante et menaçante.

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 17/09/2024 à 20:47:05


La lumière tamisée des bougies projetait une lueur vacillante dans la chambre de Kenia, enveloppant l’atmosphère d’une aura étrange et oppressante. Assise en face de Sixtine, Abigail l’observait, son malaise grandissant. L’expression indéchiffrable de la Serpentard la troublait : était-elle inquiète ou amusée ? Cette ambiguïté accentuait la confusion d'Abigail. Était-ce vraiment normal, tout ce qui était en train de se produire ?

Un froid glacial s’insinua dans la pièce, rendant l’air presque irrespirable. La tension, palpable, semblait s’épaissir autour d’elles, tandis que le sourire de Sixtine s’effaçait peu à peu. Malgré tout, la sixième année restait en quête d’une explication rationnelle, inconsciente de la gravité de la situation. Abigail, en revanche, savait que quelque chose ne tournait pas rond. Un frisson, glacial et perçant, lui parcourut l'échine, la faisant sursauter. Elle balaya la pièce du regard, cherchant désespérément une explication. C’était comme si une présence invisible les encerclait.

Puis, soudain, un autre frisson la secoua, plus vif encore, comme un retour brutal à la réalité. Elle venait littéralement de le sentir, ce frisson ! Ses sens, engourdis jusque-là, semblaient s’éveiller, mais ce n'était pas une sensation réconfortante. Quelque chose d’inexpliqué se déroulait sous ses yeux.

Quand le lit s’éleva brusquement du sol, défiant la gravité, son cœur manqua un battement. La panique s’empara d'elle. C’était bien plus sérieux qu’elle ne l’avait pensé. Sans comprendre ce qu'il se passait réellement, elle se laissa entraîner vers la porte par Sixtine, mais le cri soudain de cette dernière la fit sursauter, lâchant brusquement sa main. Abigail regarda autour d’elle, ses pensées tourbillonnant dans une cacophonie de doutes. C’était quoi ce délire ? Et qui les avait amenées ici ? Elle en était certaine, tout cela avait commencé à cause de Sixtine. Ou alors, était-ce elle qui les avait conduites dans ce piège ? Après tout, la dernière fois, la Serpentard avait bien voulu sa mort sous les rochers...

Le lit s’effondra au sol dans un fracas assourdissant, et Abigail sentit la panique monter en elle. Sixtine n’avait peut-être rien à voir avec tout ça, finalement.

Agacée, épuisée, Abigail n’en pouvait plus. Il y avait une différence entre abandonner et être harcelée sans raison tous les jours. Cela devenait insupportable. Elle éclata, la voix tremblante de colère et d’inquiétude. Arrête, Sixtine !

Le ton n'était pas amical, mais pourquoi aurait-il dû l’être ? Elles n'étaient pas vraiment amies, juste forcées de partager cet instant cauchemardesque. Le pire, c'est qu'Abigail n'était même plus convaincue que Sixtine était responsable de tout cela, mais son agitation devenait insupportable. Pourquoi ne pouvait-elle simplement accepter ce qu'il se passait ? De toute façon, si ce n'était pas aujourd’hui, une autre catastrophe finirait bien par arriver.


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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 18/09/2024 à 19:47:45

La terreur qui les entourait, palpable et oppressante, semblait avoir brisé quelque chose dans la dynamique les deux adolescentes. Sixtine sentit une pointe d’amertume l’envahir lorsque Kenia lui adressa un regard accusateur. Elles étaient dans une situation totalement anormale, un chaos inexplicable qui aurait dû les unir dans une peur partagée, et pourtant, le ton de sa tante trahissait une méfiance inattendue. Sixtine ne parvint pas à réfréner sa propre réaction. Sa voix s’éleva avec une froideur qu’elle ne maîtrisait plus. Je sais que je suis douée, évidemment, mais faire léviter un lit sans toucher ma baguette... Merlin lui-même n’en serait pas capable.

Le sarcasme qu’elle ne voulait pas laisser transparaître perça malgré elle, chaque mot chargé d’une frustration qu’elle ne parvenait pas à contenir. Elle ne voulait pas blesser la Blairelle, mais tout s'accumulait trop vite. Les révélations récentes sur son père et maintenant cette expérience surréaliste qui lui échappait totalement. Sa propre peur s'entremêlait à un sentiment d'injustice profond. Comment pouvait-on lui reprocher de faire quoi que ce soit dans un moment pareil ? Elle sentait son cœur battre furieusement dans sa poitrine, ses pensées devenant un tourbillon d’émotions incontrôlables.

Avant que la Vipère ne puisse ne puisse ajouter quoi que ce soit, un courant d'air glacial traversa la pièce, soufflant une des bougies d’un coup sec. Un calme étrange et pesant s’installa soudainement, tandis que les portes du dressing, qui claquaient frénétiquement quelques secondes plus tôt, semblaient enfin se calmer. Le répit ne dura qu’un instant. Sixtine retint son souffle en voyant, dans l’entrebâillement des portes, une main pâle, presque cadavérique, s’extirper lentement de l’obscurité, suivie de deux petits yeux rouges qui luisaient comme des braises dans le noir. Son sang se glaça dans ses veines. Elle recula, son dos heurtant violemment la porte derrière elle. Son esprit tentait désespérément de rationaliser ce qu’elle voyait. Ce n’est pas réel. C’est un cauchemar. Je vais me réveiller dans mon lit, au manoir ou dans le dortoir de Serpentard. Ce n’est pas réel...

Ses doigts, encore tremblants, se posèrent de nouveau sur la poignée de la porte, oubliant la brûlure qui l'avait frappée quelques minutes plus tôt. Elle serra les dents et tourna brusquement la poignée. À sa grande surprise, la porte s’ouvrit cette fois, sans la moindre résistance. Le souffle court, elle jeta un coup d'œil vers sa tante, la voix tremblante.
Il faut qu’on... Sixtine n’eut même pas le temps de finir sa phrase. La porte à peine entrouverte, elle se figea d'horreur devant une nouvelle vision cauchemardesque. Une des armures du couloir s’animait, ses pas résonnant lourdement sur le sol. Si cela pouvait passer pour une farce, ce qui la pétrifia vraiment, ce furent les deux yeux rouges qui brillaient dans les interstices de l'armure, la même lueur que celle du dressing. Son souffle s'accéléra alors qu’elle refermait la porte brutalement, s’appuyant contre elle comme si cela pouvait retenir le monstre qui se trouvait de l'autre côté.

Son cœur battait si fort qu’elle avait l’impression qu’il allait exploser dans sa poitrine. La peur l’envahit de façon brutale et incontrôlable.
MAMAAAAAAN ! Sa voix résonna dans la pièce, pleine d’effroi. Elle avait beau en vouloir à Hellia, à cet instant précis, elle aurait tout donné pour la voir apparaître dans l’encadrement de cette porte, baguette en main, prête à les protéger. Elle espérait, non, elle priait, que sa mère, ou même le frère de Kenia, son père, aient entendu son hurlement désespéré et qu’ils viennent vite à leur secours. Le silence qui suivit semblait peser plus lourd encore que les bruits inquiétants qui avaient précédé. Le souffle coupé, elle tourna des yeux affolés vers Kenia, cherchant une solution dans les traits de sa tante, alors que les ombres dansaient toujours, comme si le mal ne faisait que s’approcher un peu plus à chaque seconde.

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Poudlard
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 19/09/2024 à 14:17:15



Les deux jeunes filles étaient remontées à l’étage pour jouer, laissant derrière elles un calme apaisant dans le salon, une atmosphère presque trop tranquille pour Noah, qui sentait encore la tension flotter dans l’air. Il aurait voulu offrir à Hellia un geste réconfortant, une parole apaisante, mais il peinait à comprendre ce qu’elle ressentait réellement à cet instant. Comment pouvait-il être d'un quelconque soutien alors qu'il était lui-même totalement perdu ? La situation entre eux restait floue, pleine de non-dits et d’émotions non partagées. Il allait lui falloir du temps, à elle comme à lui, pour appréhender tout cela.

Peut-être était-ce pour cette raison que leur conversation avait vite dévié sur des banalités, éloignant l'inconfort palpable qui flottait dans l'air.

Cela ne devait pas faire si longtemps que les filles étaient montées. Noah avait d’ailleurs été sur le point de raccompagner Hellia à la sortie, sentant que le moment était venu de la laisser partir. Le temps, comme toujours en sa présence, filait à une vitesse déconcertante, mais il aurait mis sa main à couper qu’il ne s’était pas écoulé plus de vingt minutes. Vingt minutes durant lesquelles ils avaient laissé les filles à leur propre amusement, pensant qu’elles pouvaient bien gérer leur temps seules. Mais ce silence, d'abord rassurant, fut soudain brisé par un chaos inquiétant : des claquements de portes, un vent glacial qui semblait s'infiltrer à travers les murs, sifflant d'une manière sinistre, comme si quelque chose d'étranger et d'invisible se glissait dans le manoir. Puis, un fracas sourd résonna, secouant Noah de sa torpeur.

Cela venait de l’étage, plus précisément de la chambre de Kenia. Son cœur se serra, et avant même de prendre le temps de réfléchir, il était déjà sur ses pieds, hors du salon, Hellia oubliée l'espace d'un instant. La gravité de la situation se dessinait clairement : il n’y avait pas une seconde à perdre, surtout si les filles étaient en danger.

Noah réagit avec la rapidité de l’instinct, mais à chaque marche qu’il gravissait, le vent semblait s'opposer à lui, comme s’il cherchait à l’empêcher d’atteindre le sommet. Quand il aperçut enfin la porte de la chambre de Kenia entrebâillée, un frisson lui parcourut l’échine. Son cœur battait à tout rompre, prêt à l'étouffer, mais ce n’était rien en comparaison de ce qui suivit. La voix de Sixtine, pleine de terreur, transperça l'air et pétrifia Noah sur place. Ses yeux s'écarquillèrent, une vague glaciale traversant tout son corps. Un jour, peut-être, ce serait lui qu’elle appellerait en premier lorsqu’elle aurait besoin de soutien. Mais ce n’était pas le moment de s’égarer dans de telles pensées.

Avec un ultime effort, Noah se jeta contre la porte, l'enfonçant d’un coup sec. Un picotement désagréable parcourut sa main, comme si l’air lui-même résistait à son intrusion.

Dès qu’il pénétra dans la pièce, le chaos sembla disparaître aussi vite qu'il était apparu : le vent cessa immédiatement, les portes de l’armoire se refermèrent sans un bruit, et une lumière douce et naturelle reprit possession de l’espace. Noah, les nerfs à vif, balaya la pièce du regard. Il vit Sixtine, les yeux écarquillés, le visage marqué par une terreur qu’elle ne pouvait cacher. Kenia, en revanche, affichait une colère sourde, presque étrange. Cela ne lui ressemblait pas du tout, et cela ajoutait à l’inquiétude qui grandissait en Noah. Il la fixa un instant, cherchant des réponses dans ses yeux sombres, mais ne trouva que davantage de questions. les filles ? Sa question appelait aux réponses, mais ne sachant pas trop quel style de réponses il attendait réellement il avait dû se contenter de quelques mots pour les faire parler espérant que cela serait suffisant.



Les spectres du passé - Natacha Tchaïviev
Je t'avais manqué ? - Deliah Thompson
Magic comes with a price - Camille Dubois
L'école de la vie en noire - Amaryllis Clyfford
La caverne aux Mille Visages - Six/Hellia St.James
Un bien étrange jardin - Otto Crowford
Nos Ombres Dévoilées - Hellia St.James
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Serpentard
6e année
Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 19/09/2024 à 17:42:08

Lorsque les coups sourds contre la porte retentirent, Sixtine sentit son cœur s’arrêter un instant. Cela devait être l’armure. La panique menaçait de la submerger, mais même dans cette frayeur absolue, un instinct de survie la poussait à agir. Sans réfléchir, elle attrapa Kenia par la main, l’entraînant avec elle contre le mur, loin de la trajectoire de la porte. C’était une idée bancale, elle le savait, mais dans ce chaos, c’était la seule qu’elle avait. Si la porte venait à céder, elles ne seraient pas écrasées par son poids ou l’assaut de l’armure.

Son corps tremblait sous l’emprise de la terreur, des frissons glacés parcourant son épiderme alors que le silence qui suivait chaque coup résonnait encore plus intensément dans ses oreilles, rendant chaque battement de cœur audible. Le souffle court, elle n’osait pas détourner les yeux de l’armoire, où les deux lueurs rouges dansaient toujours dans l’obscurité. Comme deux flammes maléfiques, elles semblaient fixer les jeunes filles, menaçantes.

Elle tenta de respirer calmement, de rassembler ses pensées, mais la situation échappait à toute logique. Son esprit, habituellement si vif, se noyait sous l’avalanche d'émotions. Elle serra un peu plus la main de Kenia, un geste à la fois pour se rassurer et la rassurer, espérant vainement qu’un miracle se produirait. Mais rien ne bougeait, rien ne semblait vouloir les sortir de cette épreuve. Les coups se firent plus pressants.


La porte s’ouvrit soudainement et comme si l’air lourd et oppressant de la pièce s’échappait d’un coup, l’atmosphère sembla redevenir normale en un instant. Les ombres dansantes disparurent, et la lueur tremblante des bougies se stabilisa. La Vipère resta un instant figée, le cœur battant à tout rompre, avant de réaliser ce qu’il se passait. C’était Noah. Les coups qui avaient retenti avec une telle insistance étaient les siens, venus à leur secours. Sans réfléchir, poussée par un instinct incontrôlable mêlé à une peur viscérale, elle se précipita vers lui, tenant toujours fermement la main de sa tante. Papa !

Le mot lui échappa, naturel, spontané, avant qu'elle ne prenne conscience de ce qu’elle venait de dire. Le rouge lui monta aussitôt aux joues, et elle baissa la tête, mortifiée par cet élan instinctif qu’elle n’avait pas vu venir. Elle se sentait à la fois confuse et vulnérable, la peur déformant ses réactions habituelles. Son regard resta fixé au sol, ses joues brûlantes de gêne, tandis qu’elle balbutia d’une voix tremblante, encore sous l’effet du choc. Il y a... quelque chose dans le dressing... Les mots lui échappaient difficilement, comme si elle peinait à formuler une phrase cohérente face à l’horreur de ce qu’elles venaient de vivre.

Lorsque elle releva les yeux, elle croisa le regard de son père et derrière lui, elle aperçut sa mère, qui arpentait le couloir d’un pas rapide dans le couloir. L’inquiétude était inscrite sur ses traits délicats. Pendant une fraction de seconde, Sixtine sentit une vieille habitude ressurgir en elle, celle de se réfugier dans les bras de sa mère, de tout lui raconter comme elle l’avait fait tant de fois lorsqu’elle était plus jeune. Mais ce réflexe s’évanouit aussi vite qu’il était apparu. Il y avait trop de non-dits, trop de colère accumulée entre elles. Elle sentait encore le poids des récentes révélations entre elles Alors, malgré l’envie sourde de courir vers Hellia, elle figée près de Noah, comme si ce lien naissant avec lui était désormais sa seule ancre. Il lui avait promis, à peine quelques minutes plus tôt, qu’il serait toujours là pour elle. Et à cet instant, elle avait choisi de lui faire confiance.

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Poudlard
Adulte
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Titre : Re : La caverne aux Mille Visages
Créé : 21/09/2024 à 13:39:08



Le grand, le fort, le déterminé et beau Noah Katteridge était entré dans la chambre de sa fille avec une mission claire : les protéger. Armé de courage, d’une volonté inébranlable, il se sentait invincible. Du moins, c’est ce qu’il croyait. Car un seul mot suffit à ébranler sa certitude. Un mot qu’il n’avait jamais pensé entendre, du moins pas si tôt. Sixtine l’avait appelé papa.

Il resta figé. Sixtine avait déjà assimilé qu’il était son père et l’acceptait ? Cela s'était fait avec une telle spontanéité, presque naturelle, que cela rendait le moment encore plus beau. La gêne sur le visage de la jeune fille n’échappa pas à Noah, mais tout ce qu’il souhaitait était de la prendre dans ses bras, de la remercier du plus profond de son cœur. Pourtant, il savait qu’agir ainsi ne ferait que le transformer en ce père maladroit et embarrassant que personne ne veut.

Pétrifié, il lui fallut un instant pour reconnecter avec la réalité et enfin se mettre en mouvement.

Oui, l’armoire dit-il avec un sourire immense qu’il ne pouvait plus contenir, tout en s'approchant de l'armoire. Les émotions se heurtaient dans la pièce : les filles étaient terrifiées, lui rayonnait de bonheur.

Il ouvrit l’armoire, comme pour confirmer ses soupçons : vide. Rien.

Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda-t-il doucement, son ton empreint de sollicitude. Il voulait les croire, il les croyait même. Il avait ressenti ce vent violent. Mais il ne comprenait pas.

Kenia le jaugea du regard, ses yeux dardant une question inattendue :

Sixtine, c’est ta fille ?

Le silence qui suivit sembla figer le temps. Noah échangea un regard avec Sixtine. Ce n'était pas la première fois que Kenia semblait oublier certains détails, mais cette fois-ci, il se demandait si c’était du déni. La proposition de Natascha lui revint en tête : peut-être qu’elle devrait vraiment consulter la psychomage dont elle lui avait parlé.

Mais pour l'instant, il devait gérer cette situation. Il se tourna vers Kenia, maladroitement :

Euh oui, on l’a appris récemment et… Ses mots moururent sur ses lèvres alors que la colère de Kenia ne se dissipait pas. Elle ne lui laissa même pas finir sa phrase.

Et je suis la dernière à l’apprendre ?

Noah se souvenait alors de la discussion qu’ils avaient eue dans le salon avec Helli quelques instants plus tôt, elle lui avait dit que Kenia n’avait pas vraiment réagi, même après son départ. Il devait se rendre à l’évidence : il était perdu, incapable de comprendre pleinement les tempêtes émotionnelles qui balayaient sa sœur.


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